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Je m’intéresse aux rapports rompus entre l’humain et le non-humain, désormais réduit à une ressource exploitable, devenue étrangère à toute forme de relation sensible. En prônant une révolution animiste utopique, je mets en perspective une nouvelle réalité anthropologique fondée sur une loi éthique végétale.

À travers la sculpture, je fais cohabiter des techniques de production artisanales et industrielles. Les matériaux, multiples et hétérogènes — organiques ou synthétiques — s’hybrident en générant de forts contrastes texturés, narratifs et sensibles. La revalorisation des déchets, inhérente aux écosystèmes naturels, constitue une dimension essentielle dans mon processus de création.

Outil de métamorphose, le masque animiste révèle l’intériorité d’un esprit animal, végétal ou minéral. Longtemps considéré comme une religion dite primitive, l’animisme est aujourd’hui redéfini par des anthropologues contemporains, notamment Philippe Descola, comme une identité commune des intériorités humaines et non humaines, malgré des physicalités distinctes. Cette relecture ouvre la possibilité d’un monde partagé, fondé sur la reconnaissance mutuelle plutôt que sur la domination.

La légitimité d’existence des non-humains ne cesse d’être ignorée par une hégémonie anthropocentrée. Le progrès technologique et la science, a rendu homo sapiens ultrapuissant, irresponsable et insatiable. Nous recouvrons la surface de la planète d’une peau synthétique et élevons nos enfants au cœur de paysages absurdes, inexorablement altérés et affaiblis.

Habiter le monde, c’est avant tout y être attentif. C’est engager une révolution culturelle, une renaissance sauvage, capable d’enrayer le monde dystopique qu’on nous prédit.

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